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Actualités
|  | PARU DANS LA REVUE DES VINS DE FRANCE DU MOIS D' AVRIL 2009
Domaine les Loges de la Folie Montlouis sur Loire
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 | LA BOUTEILLE A L' AMER
Journal le Monde 7 mars 2009
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 | THIERRY CORONA PRESIDENT DE L' ASSOCIATION DES SOMMELIERS D' EUROPE Paru dans le journal le quotidien du mardi 24 février.
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 | BENJAMIN FANUEL MEILLEUR SOMMELIER DU LUXEMBOURG 2008 DU RESTAURANT SPELTZ A DÉGUSTÉ
Domaine du Loup Blanc
« La Mère Grand »
Minervois 2005
La Mère Grand, le nom annonce déjà un vin de plaisir mais est-il aussi un cru de qualité ? En regardant l'étiquette colorée, on peut voir une paire de vieilles lunettes à l'envers et se demander si on à pas à faire à un vin de « rigolo » !
J'ai découvert ce domaine et ce vin pour la première fois et j'en ai encore le sourire aux lèvres. La robe est épaisse et sombre comme la nuit, les larmes bien présentes, il s'annonce dense et riche. Le nez est chocolaté, du pur, du vrai, du noir. Les fruits confits se mêlent aux épices sans agressivité et invitent à la douceur sur des notes de griotte et de mûre. En bouche, la puissance du Carignan est là, sans lourdeur, la Syrah apporte sa finesse et ses épices douces tandis que le tout est rafraichit par du Grenache. Vendangé manuellement, trié et élevé en barrique pendant 20 mois, voilà son secret.
Une « Mère Grand » en tailleur qui a de la poigne. (14,5%)
A conseiller sur un rôti de sanglier aux poivrons doux ou un boeuf mijoté en sauce.
Le domaine, situé au nord de Narbonne produit également « Le Régal du Loup » accessible plus rapidement. Le tout en agriculture Bio.
Bref, à boire ou à garder, plaisir garanti.…
BENJAMIN FANUEL,
MEILLEUR SOMMELIER DU LUXEMBOURG 2008
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 | GAULT ET MILLAU 2009 UNE DES REVELATION: JEAN FRANCOIS GANEVAT -JURA
Edition 2009 du GaultMillau des vins, Pierre Guigui a en effet réuni 11 de ses coups de cœur, des vignerons souvent jeunes, parfois peu conventionnels, mais toujours talentueux. Beaucoup d’entre eux travaillent en bio, voire en biodynamie. Un parti pris ? Force est de constater que de plus en plus de viticulteurs adoptent ces modes de culture, plus respectueux de la terre, du raisin et, in fine, de leurs clients. Certes, une fois abandonnés les artifices que permet la chimie (à la vigne comme au chai), c’est la vérité du terroir et le savoir-faire de l’homme qui se révèlent, parfois dans une cruelle nudité. Vignes plantés en lieu et place d’anciens champs de patates, travail approximatif, hygiène douteuse, …
Jean-François Ganevat fait merveilles avec sa cuvée Grandes Teppes, chardonnay vielles vignes 2006. Crayeux et beurré, fruité et minéral, véritable synthèse entre ce que le Jura et la Bourgogne (l’homme y a longtemps travaillé avant de revenir chez lui) savent faire de mieux avec ce cépage trop souvent maltraité.
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 | ART ON THE BOX-COFFERTS KD PERSONNALISE
Serie spéciale numérotée de 1 a 50 de coffrets cadeaux en bois de deux et trois bouteilles (au choix) signées et peintes par l'artiste Luxembourgeoise:
Sylvie Collignon-Mathieu.www.luxart.lu.
Exemples:
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 | PARU DANS LE MAGAZINE IN VINO VERITAS DU MOIS DE JANVIER 2009
DO YOU THINK I AM SEXY...
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 | Rencontre du troisième type Jacques Demarque- l' explotrator.
Paru dans l' explorator.lu:
J'ai rencontré des vignerons d'une autre planète mais qui, paradoxalement, ont les pieds bien sur terre! C'est à l'occasion d'une soirée vigneronne organisée chez Cyril Molard (restaurant Ma langue sourit à Oetrange) autour d'un succulent menu en accord avec d'étonnants flacons, que j'ai fait connaissance avec Cyril et Karin Alonso les joyeux animateurs du Domaine de l'Ancestra. Dans leurs vins, pas de chimie, tout bio, que du vin vivant dont la personnalité est respectée. «La vie est trop courte pour consommer triste» , dit-il et de rajouter: « Le beaujolais, ce jus rigolo de bistrot, s’il est bien fait, on le boit et on le pisse». Mais, attention, on devient sérieux en découvrant son Moulin à Vent «Cuvée donc y choc» 2006, élevé 6 mois en barrique et seulement 600 bouteilles par an et qui a profité de la richesse en manganèse de cette petite parcelle d'origine ou son improbable chardonnay, vin sauvage élevé au grand air. J'ajouterai que les étiquettes (un peu baroque mais très originales) sont conçues et dessinées par Karin. Jacques Demarque-L'explorator.
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 | Produits bio : le nouveau règlement européen
Après un an et demi de négociations, les ministres de l'agriculture de l'Union européenne ont conclu un accord politique sur un nouveau règlement relatif au mode de production biologique et à son étiquetage. Les nouvelles règles définissent des objectifs, principes et règles fondamentales pour le mode de production biologique et comprennent un nouveau régime permanent d'importation ainsi qu'un régime de contrôle.
Ce nouveau règlement rend obligatoire le logo de l'UE pour les produits biologiques d'origine communautaire, mais permet qu'il soit accompagné de logos nationaux ou privés, afin de promouvoir le « concept commun » du mode de production biologique. Il impose l'indication du lieu où les produits ont été cultivés, y compris pour les produits importés portant le logo de UE et renforce les règles d'attribution du label : seuls les aliments contenant au moins 95 % d'ingrédients biologiques pourront être étiquetés comme étant biologiques, au lieu des 70% précédemment. Les produits non-biologiques ne seront en outre pas autorisés à indiquer les ingrédients biologiques que sur la liste des ingrédients.
S'il n'apporte aucune modification à la liste de substances autorisées pour l'agriculture biologique, le réglement instaure une base pour ajouter des règles concernant l'aquaculture, le vin, les algues et les levures biologiques. Il établit également un nouveau régime permanent d'importation permettant aux pays tiers d'exporter vers le marché de l'UE dans des conditions identiques ou équivalentes à celles des producteurs de l'UE. En attendant un réexamen au niveau de l'UE en 2011 et bien qu'il ne régie pas le secteur de la restauration et des cantines, il laisse les États membres libres de réglementer ce secteur.
Enfin, après un de long débat, les 27 ont accepté que les produits bio puissent contenir des traces d'OGM, accordant une tolérance de 0,9% au maximum, tout comme les produits conventionnels. En deçà de ce seuil, aucune indication au consommateur n'est prévue. Le Conseil n'a donc pas suivi l'avis des parlementaires européens qui avaient voté contre cette proposition en votant un amendement visant à abaisser ce seuil à 0.1 % pour les produits biologiques.
Rappelons qu'en 2005, dans l'Union européenne à 25 États membres, environ 6 millions d'hectares soit 3,9% du total de la superficie agricole utilisée, ont été exploités selon le mode de production biologique ou ont été convertis au mode de production biologique. Les plus fortes proportions consacrée à l'agriculture biologique se situaient en Autriche (11,0%), en Italie (8,4%), en République tchèque et en Grèce (7,2% chacun) et les plus faibles à Malte (0,1%), en Pologne (0,6%) et en Irlande (0,8%).
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 | EXPLOSION DU CHAMPAGNE ''C'est aujourd'hui un casse tête pour les responsables de l'appellation viticole la plus célèbre au monde. Jamais, on n'a bu autant de champagne. Les ventes continuent de progresser de 4% par an et de nouveaux clients se précipitent sur les bulles françaises. En 2006, les ventes vers l'Inde ont augmenté de 126% et de 39% vers la Russie. ' On est pas loin de la surchauffe ' disent les responsables des maisons de champagne. Mais les vignobles ne sont pas extensibles...
Une réglementation datant de 1927 limite drastiquement les surfaces officielles du Champagne. Et aujourd'hui, ces terrains ne sont plus suffisants. L'institut national de l'origine et de la qualité, en charge des AOC veut modifier les règles du jeu. Des spécialistes ont listés 40 nouveaux villages, qui pourraient être éligibles à l'appellation Champagne. Des villages qui, d'un trait de plume, se transforment en or. Deux villages devraient, aussi, être déclassés, les maisons viticoles ne pouvant plus cultiver sur leurs territoires. La guerre des terres est ouverte en Champagne, où tout le monde veut entrer dans ce club fermé des fines bulles. L'enjeu est considérable : un hectare de vignes de champagne est valorisé à 1 million d'euro. Passer des champs de blé à la vigne, c'est multiplier d'un coup leur valeur par 350. Alors, en Champagne, c'est la ruée vers la fortune. Des centaines d'agriculteurs voient leur vie transformée. Les maisons les plus prestigieuses se préparent déjà à une nouvelle vague du Champagne. Une révolution dans les champs, même si les premières bouteilles issues de ces nouvelles plantations ne pourront pas être ouvertes avant 2021... ''
Texte SOURCE : TV - France5.fr
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 | CONTAINS SULPHITES
Depuis 2005 , la présence de sulfites (SO2) dans le vin doit être mentionnée sur les étiquettes, dès lors que leur concentration dépasse 10 mg/litre.
C'est une affaire entendue : Europe oblige, les producteurs de vin doivent mentionner sur leurs étiquettes la présence de sulfites (SO2) si leur concentration dépasse 10 mg/l. Le SO2 fait en effet partie des 12 substances allergènes majeures dont l'étiquetage est rendu obligatoire depuis 2005 , en vertu d'une directive européenne adoptée en 2003. La mention « contient des sulfites » ou « contient de l'anhydride sulfureux » ou encore « contient du dioxyde de soufre » devra être portée sur l'étiquette ou la contre-étiquette, dans une taille lisible et visible. Elle pourra s'accompagner du sigle SO2 ou E220 et être rédigée en anglais (« contains sulphites »).
Si la mention obligatoire des sulfites est un pas en avant sur la voie d'un étiquetage sanitaire, on peut toutefois regretter que la réglementation n'oblige pas les producteurs à indiquer précisément la dose de SO2 présente dans leurs produits. Car celle-ci est extrêmement variable.
Par exemple, les doses de SO2 peuvent aller jusqu'à 160 mg/l pour les vins rouges, 210 mg/l pour les blancs et les rosés, et jusqu'à 350 mg/l pour les liquoreux ! À ce niveau de concentration, la gueule de bois est pratiquement garantie le lendemain !
L'anhydride sulfureux (SO2), c'est la potion magique du vigneron. Impossible ou presque de s'en passer totalement. Même les tenants de la biodynamie en ajoutent un peu lors de la mise en bouteille. Adjuvant miracle, antioxydant, antiseptique, il permet de stabiliser le vin et de le conserver. Et il est d'autant plus utilisé que, de la vigne au vin en bouteilles, la culture, la récolte, l'hygiène du chai ont été négligées...
Or, mettre la barre à 10 mg/litre revient à loger tout le monde à la même enseigne (donc à pénaliser les adeptes d'une vinification naturelle) et à priver les consommateurs d'une véritable information.
D'autres substances allergéniques devront peut-être figurer un jour sur les étiquettes des bouteilles de vin. Il s'agit notamment du lysozyme et de l'albumine d'oeuf, de la gélatine de poisson, du lactitol, et de la caséine servant à clarifier le vin. Ces substances figurent dans la liste des 22 ingrédients bénéficiant d'une dérogation accordée par la commission de Bruxelles .
Le temps pour les industriels et leurs associations d'effectuer des études scientifiques pour établir le niveau allergénique de ces substances ou confirmer leur innocuité. Il s'agit de savoir si ces produits oenologiques sont éliminés lors de la vinification ou de la filtration de sorte qu'il n'en reste que des traces pratiquement indécelables.
Florence Humbert Source : quechoisir
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 | DU VIN NATUREL, QU'EST CE QUE C' EST?
Loin de l'esprit des vins commerciaux qui sont volontairement standardisés au goût d'une forme de clientèle, les vins naturels sont des «produits » à l'opposé de la normalisation, qui essaient d'être au plus près de la qualité de goût des raisins et de puiser leur typicité dans leurs terroirs respectifs.
Les vignerons qui s'investissent dans cette «forme » de vin tachent de travailler les vignes et aussi les vins en respectant la nature des sols par un travail long et minutieux, pour permettre à la vigne de donner au mieux ses qualités de terroir et de pureté ; ce qui implique l'absence de désherbant, de pesticides, d'engrais, d'insecticides et de produit de synthèse.
Le fait de travailler les vins en naturel implique de laisser les levures indigènes opérer leurs transformations successives afin d'obtenir une vinification longue, calme et stylée pour permettre aux vins de laisser apparaître toutes leurs expressions. De surcroît, l'emploi d'un minimum de soufre ou pas de soufre du tout est une règle de conduite .
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 | LES VERTUS DU VIN ''BIO''
Non content de préserver l'écosystème et la santé des vignerons, il est souvent plus riche en arômes
Le vin biologique, cultivé et vinifié sans produits chimiques, a bien des vertus. Sur l'environnement, d'abord. Ce mode de culture de la vigne est plus respectueux de la nature. La viticulture biologique n' épuise pas les sols et permet, grâce au rôle écologique de l'enherbement des vignes, et à la préservation de la microfaune et de la microflore des sols, de limiter l'érosion et le ruissellement. Le fait de ne pas utiliser d'herbicides permet de protéger les ressources en eaux de surface et en eaux souterraines alors que ces dernières sont de plus en plus dangereusement polluées. Sur la santé du consommateur, ensuite. Si le vigneron adhère à une charte de vinification privée, il s'agit d'un vin réalisé à partir de raisins biologiques, non pollués, et vinifié sans adjuvants de synthèse. Donc, il ne contient aucun produit dangereux pour la santé (à part l'alcool, bien entendu, s'il n'est pas consommé avec modération). Comme le vin bio limite de surcroit les doses de soufre, ou SO2, il ne donne pas de maux de tête ni de brûlure d'estomac. En outre, il a gardé sa richesse en tanins, acides aminés, oligoéléments, sels minéraux et vitamines que les vins standardisés, aseptisés, ne contiennent plus. …Mais aussi sur la santé, du vigneron. Depuis les années 60, c'est une des importantes motivations des vignerons qui se convertissent à la bio. En traitant leurs vignes avec toutes sortes de produits chimiques - y compris l'arsenic !les viticulteurs conventionnels inhalent en effet ces mêmes poisons. Et l'on soupçonne les pesticides d’être responsables de cancers rares chez les viticulteurs. Sur le plan gustatif, enfin. Il ne s'agit pas ici de proclamer que les vins bios sont forcément « bons » ou « meilleurs » que les autres. Il existe de piètres vins bios comme il existe de piètres vins conventionnels. Mais s'il est bien travaillé, le vin bio donne indéniablement un plus au niveau gustatif puisqu’il a gardé toutes les propriétés du sol dont il est issu: il est plus riche en arômes et en matière qu'un vin conventionnel. Cette typicité, cette personnalité, est sa plus grande qualité auprès des papilles en quête de vérité et de surprise, mais elle constitue hélas sa faiblesse face au goût mondialisé, standardisé, qui domine aujourd'hui. Le vin bio, au fond, n'a qu'un seul vice, pour le consommateur et l'industrie : son inconstance. Le vigneron bio laisse la nature s'exprimer. Il ne saura donc pas faire le même vin chaque année.
N' employant aucune méthode artificielle pour formater son vin, il respecte les différences naturelles de chaque millésime. A moins de le goûter, on ne sera jamais sûr d'avoir à faire à la même qualité de vin d'une année à l'autre.
Pire, le véritable vin bio vit et travaille durant l'année. Donc « la même bouteille peut s'avérer sans intérêt au mois de mars et excellente au mois de juillet », explique Jean-Marc Carité. «Avec le vin bio, il faut de la patience et de la tolérance ». Cependant, cultivez le goût de l'inattendu et suivez les conseils du caviste et du vigneron (vin de garde, vin à boire dans l'année) et vous êtes sûr d'être récompensé, avec des vins dont la garde sera à la hauteur de leur saveur.
source: France 3
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 | LE VIN DE TABLE
De plus en plus de bonnes bouteilles, interdites d'AOC, n'ont droit qu'à la dénomination «vin de table».
Cette tendance illustre la crise du système français.
Explications :
Pour mentionner une appellation sur ses étiquettes, les vignerons doivent soumettre leur vin en cours d'élaboration à une dégustation collective, sous l'égide de l'Institut national des appellations contrôlées (Inao), qui en délègue l'organisation à un comité agréé, souvent un syndicat d'appellation, dont le jury est majoritairement composé des viticulteurs de l'appellation, à la fois juges et parties.
Cette procédure très lourde aboutit à des aberrations: 98% des vins, y compris de bien mauvais, sont agréés, mais parmi les 2% d'exclus se trouvent à la fois des breuvages ratés et des vins excellents, recalés parce que considérés comme «atypiques» par ce système autogéré qui conduit à définir la «typicité» comme la moyenne générale de l'appellation.
Le comble est atteint quand, dans les appellations où la standardisation est forte (machines à vendanger, chaptalisation, acidification, levures sélectionnées, etc.), ceux qui travaillent sans artifice produisent des vins qui se distinguent trop de la masse et se voient pénalisés comme «non représentatifs de l'appellation», alors qu'ils en sont restés les plus fidèles.
Le développement de la viticulture bio ayant rendu ces contradictions plus évidentes, les jurys évitent désormais d'invoquer le manque de typicité, mais parlent plutôt de «défauts» techniques. C'est alors leur subjectivité que révèlent leurs commentaires, les appréciations les plus contradictoires pouvant se succéder au cours des trois dégustations réglementaires. Le vin de l'un d'entre eux s'est vu successivement reprocher d'être «amer», de «manquer de soufre», d'être «lactique», puis d'être «fatigué». Ces vignerons, qui vinifient plus longuement, doivent souvent présenter des vins qui travaillent encore. Quand ils obtiennent de passer plus tard, c'est isolés de la troupe et repérables: l'on assiste parfois à des règlements de comptes...
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